Polyconsommation

0
  • interview20jo20solutions20rh-9423024Les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le tabagisme, ce fléau responsable de 73 000 décès par an en France. L’OFT se propose de les accompagner dans la mise en place d’actions de sensibilisation et d’aide à l’arrêt de leurs salariés. Joseph Osman, directeur de l’OFT et tabacologue, nous explique comment mettre en place une action de prévention en entreprise. Visionner la vidéo

  • couverture20rapport-7073841 L’usage de la cigarette électronique ou e-cigarette, se répand en France comme dans de nombreux pays, mais est l’objet de multiples interrogations. Entre l’interdiction totale décidée dans certains pays et l’absence totale de règles dans d’autres, les experts consultés pour ce rapport, à partir d’une analyse la plus large et la plus objective possible des données disponibles, ont émis des recommandations. Télécharger le rapport d’experts.
  • a-wall-clock-and-white-chair-in-the-waiting-room-14Réunis à l’initiative de l’OFT en janvier 2014, dix experts de l’aide à l’arrêt du tabac ont produit un consensus sur la conduite pratique à tenir par les professionnels de santé (impliqués ou non dans la prise en charge des fumeurs) vis à vis de l’e-cigarette avec les méthodes validées – thérapies comportementales et cognitives, substituts nicotiniques et médicaments de prescription pour l’arrêt du tabac. Télécharger l’avis d’experts. Télécharger le communiqué de presse.

  • box-158523_640-7019354L’OFT vient d’emménager dans de nouveaux locaux au coeur de Paris (13 rue d’Uzès, Métro Grands Boulevards) avec l’Alliance contre le tabac, le Comité national contre le tabagisme, Droits des non-fumeurs. Toute en gardant leur identité propre, leurs objets et projets respectifs, les quatre associations se sont regroupées pour partager bureaux et ressources de manière à lutter plus efficacement contre leur cible commune : le tabagisme. Pour nous contacter

emailbutton-6783875 printbutton-2445279

On appelle polyconsommation le fait d’user simultanément ou régulièrement de plusieurs psychotropes (alcool, tabac, cannabis…). Cet usage induit de lourdes conséquences au plan sanitaire, telles la potentialisation des effets de ces produits et les répercussions sociales et psychocomportementales visibles, sans oublier les risques accrus de complications organiques.

Les consommateurs qui sollicitent une aide auprès de la ligne DATIS (Drogues Alcool Tabac Info Service) évoquent rarement leurs rapports à plus d’un produit à la fois. Il revient alors au soignant d’ouvrir le dialogue pour repérer ces polyconsommations chaque fois qu’il en a l’occasion et d’aborder la dimension plurielle des addictions. Il n’est pas surprenant de constater que le tabagisme touche environ 80 % des patients alcoolodépendants. Leur problématique vis-à-vis de l’alcool est prise en considération par les soignants et leur entourage du fait des troubles du comportement qui sont au premier plan.

Attention cependant de ne pas oublier le lourd tribut et les conséquences sanitaires dramatiques de la codépendance tabagique.

A savoir

logo_datis_w-6903515

DROGUES ALCOOL TABAC INFO SERVICE (DATIS) est le service national d’accueil téléphonique pour l’information et la prévention sur les drogues et les dépendances.

Anciennement accessible par le 113, il l’est maintenant par trois numéros :

DROGUES INFO SERVICE : 0 800 23 13 13 Appel gratuit depuis un poste fixe. 8h – 2h Avec un portable, appeler le 01 70 23 13 13 au prix d’une communication ordinaire.

ÉCOUTE ALCOOL : 0 811 91 30 30

Coût d’une communication locale depuis un poste fixe – 14h00 – 2h00.

ÉCOUTE CANNABIS : 0 811 91 20 20

Coût d’une communication locale depuis un poste fixe – 8h00 – 20h00.

Nous savons aujourd’hui que ces problématiques complexes peuvent être traitées simultanément dans une démarche de santé globale.

À l’adolescence, les polyexpérimentations sont très fréquentes puisque près de 80 % des jeunes ont expérimenté plusieurs produits (le plus souvent le tabac, l’alcool et le cannabis).

Ces expérimentations dépendent bien entendu de l’influence des pairs, de la disponibilité des produits et des idées que se font ces consommateurs des effets supposés de ces produits.

Ces expérimentations, souvent réalisées au début dans un cadre festif, peuvent évoluer vers des polyconsommations répétées associant des risques croisés : accidents de la route, troubles du comportement (bagarres, rupture des liens sociaux et familiaux) et sexualité à risque.

En 2005, la polyconsommation régulière d’alcool, de tabac ou de cannabis a concerné 20 % des garçons de dix-sept ans et 9 % des filles du même âge3. Le questionnaire Adospa (Adolescents et substances psychoactives) est un outil de repérage de l’usage nocif de substances psychoactives.

Réalisable en quelques minutes, il est recommandé par la Haute autorité de santé dans le cadre du dépistage des conduites à risques chez l’adolescent.